Exposition Itinérante 2018 : Parallèles

Représentations de la Grande Guerre au Canada et à Terre-Neuve par les femmes

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Image: Mary Riter Hamilton. Sanctuary Wood, Flandres. 1920. Huile sur bois contre-plaqué, 59.100 x 45.700 cm. Mary Riter Hamilton Fonds, Bibliothèque et Archives Canada. Acc. No. 1988-180-21.

 

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Écrire aux siens

Correspondance dans la Grande Guerre

Le courrier postal était un lien de communication important entre ceux qui servaient en Europe et leur proches restés chez eux au Canada. Pour nombre d’entre eux, les lettres furent le seul moyen de contact pendant les quatre années du conflit. Les soldats décrivaient leurs conditions au front, leurs réflexions sur leur pays et leur émoi face à la mort d’un camarade.

Cent ans après, de telles lettres continuent de montrer l’humanité de millions de gens happés par la Grande Guerre.

Une question de chance

La famille Andrews et la Bataille de la Somme

Nouvelles en provenance des lignes de front

Canadian Trench Newspapers 1915-1919

Le Corps Expéditionnaire Canadien était une armée presqu’entièrement civile, composée d’hommes et de femmes qui quittèrent leur emploi, leur famille et leur vie pour se battre en Europe. Bien que la vie au front fût radicalement différente de tout ce qu’ils avaient connu avant, les éléments de leur vie civile restaient les mêmes. Les divertissements prenaient place derrière les lignes et les gens faisaient un effort pour maintenir une facette de leur vie antérieure. Un de ces éléments civils était le journal de tranchées.

Les journaux de tranchées étaient produits par presque tous les pays impliqués dans la Première Guerre Mondiale. La plus célèbre publication de tranchées de langue anglaise était le “Wipers Times”, qui a débuté en 1916 par les Sherwood Foresters. Dans le contexte canadien, les premiers journaux ont été établis dès 1915.

Imprimés soit à proximité du front ou parfois en Angleterre si l’argent était disponible, ces journaux rapprochaient ensemble les communautés de gens qui avaient été retirés de leur réalité quotidienne pour faire face à la vie au front : les bombes, la boue, les rats, les corps et la médiocrité de la vie humaine. Contrairement aux journaux en provenance du Canada, écrits par des journalistes qui n’étaient jamais allés au front, les journaux de tranchées étaient écrits par des gens qui les lisaient et qui utilisaient l’humour et le théâtralisme pour explorer et ultimement accepter les conditions dans lesquelles ils vivaient.

Ils imitaient les principes de base des journaux non-militaires, avec des décorations Art Nouveau, un courrier du coeur et des publicités facétieuses, et utilisaient un ton satirique pour décrire leur vie quotidienne au front. Rien n’était à l’abri de la dérision; des articles riaient de leurs officiers commandants, leurs médecins, des profiteurs du temps de la guerre et d’autres éléments de la société. Ils se moquaient de l’attitude civile au sujet de la “gloire de la guerre”, soulignant que c’était une affaire sale, déprimante et insensée.

Bien qu’il n’en reste que très peu, les journaux de tranchées gardent les yeux ouverts sur les simples soldats et leurs préoccupations. La ration de rhum, la monotonie quotidienne et le sens de la camaraderie, non seulement avec leurs compagnons d’armes mais aussi avec l’ennemi qui leur faisait face, brillent à travers ces communications venant de la ligne de front lointaine.

L’Ombre d’Ypres

Le gaz, arme de guerre
Durant la Première Guerre Mondiale 1915-1918
22 avril – 1 juin 2015

La deuxième bataille d’Ypres, en avril 1915, a marqué un tournant vers une guerre d’usure totale sur le front occidental. Non seulement la guerre était maintenant industrialisée, ses objectifs étaient de mutiler, terrifier et tuer autant d’ennemis que possible, dans l’espoir de les épuiser et briser l’impasse en France. L’usage du gaz comme arme de guerre, vu pour la première fois en Russie lors de la Bataille de Bolimor plus tôt cet hiver-là, est devenu après Ypres une caractéristique tragiquement courante dans la vie quotidienne des tranchées et une autre arme sans visage qui pouvait tuer de loin.

L’Ombre d’Ypres démontre à travers les photographies et les artéfacts l’omniprésence du gaz comme arme de guerre sur le front occidental après le printemps de 1915. Après la rupture quasi-catastrophique des lignes de bataille à Ypres, le gaz toxique faisait partie de la guerre pour y rester, et a coloré tous les aspects de la vie de tranchées, à partir des soins médicaux jusqu’à l’art. Comme nous entrons dans un siècle où le gaz toxique a encore une fois refait surface, il est important de se souvenir que son temps a existé avant et que, symboliquement une fois ouverte, la boîte ne peut jamais être à nouveau fermée.