Après la guerre

le retour au pays et la réintégration à la fin de la Grande Guerre

Après l’armistice de 1918, le retour des anciens combattants canadiens fût un long périple. Ils étaient maintenant confrontés à un retour dans leur pays, leur société et leur famille, après cinq années passées dans des conditions de vie et de violence inimaginables. Le défi de la réinsertion, du soin et du soutien de ces anciens combattants allait pour changer pour toujours la société canadienne.

La tâche était considérable ; plus de 170 000 soldats ont été blessés au cours de la guerre, et beaucoup d’entre eux ont subi des blessures qui les empêchait de reprendre un travail régulier. Environ 60 000 personnes souffraient ou ont souffert de maladies vénériennes, et 12 % des soldats ont signalé une forme de maladie mentale ou de stress lié à la guerre.[1] La réussite de leur réintégration nécessitait des sommes considérables, non seulement de la part des sociétés de bienfaisances, mais également du gouvernement fédéral, ce qui fut le cas à une échelle sans précédent.

L’exposition Après la guerre: le retour au pays et la réintégration à la fin de la Grande Guerre explore les efforts déployés par la société canadienne pour venir en aide aux quelques 600 000 canadiens qui se sont battus, et ont parfois donné leur vie pour leur pays, durant le plus grand déploiement militaire que le Canada ait connu. En abordant la réintégration suivant différents aspects, l’exposition et le catalogue qui l’accompagne donnent un aperçu de l’ampleur de la tâche réalisée par les Canadiens.

Rentrer à la maison

Le 12 novembre 1918, la première tâche à laquelle le Corps canadien devait faire face est la démobilisation avec succès de ses soldats et effectifs non permanents. Il y avait environ 275 000 soldats actifs à l’étranger en janvier 1919 et, après 5 ans de guerre, ceux-ci souhaitaient rentrer chez eux le plus rapidement possible. Cependant, leurs désirs se heurtèrent à la réalité de la situation. Premièrement, le Canada et les Alliés sont restés officiellement en guerre avec l’Allemagne, l’armistice était temporaire tant qu’un accord de paix n’était pas signé. Deuxièmement, les capacités de la flotte canadienne permettaient de transporter seulement 5 000 personnes par semaine.[2].

La démobilisation s’est faite par étapes, les soldats attendaient dans des camps en Angleterre jusqu’à ce qu’ils puissent naviguer vers le Canada. À l’été de 1919, la plupart d’entre eux étaient rentrés au Canada et se préparaient à reprendre leur vie civile. Cependant, durant la période d’attente, ils devaient se tenir occupés et, dans de nombreux cas, rester sur le droit chemin[3]. Le YMCA canadien était l’un des organismes civils qui fournissait un soutien important aux troupes en attente.

Le YMCA servait activement la population de l’armée canadienne depuis 1914, fournissant du logement, du divertissement et du confort comme du café chaud et du thé aux soldats en première ligne en France. En 1919, pour lutter contre les problèmes posés par le faible moral des soldats en attente, le YMCA s’efforce de leur offrir encore plus d’opportunités, notamment des tournois sportifs, des services de bibliothèque, des projections de films et des programmes éducatifs. 1919 fût l’année la plus active du YMCA durant la guerre[4].

L’Université Khaki, créée sous le nom d’Université de la crête de Vimy en 1917 par Edmund Henry Oliver, était une autre organisation adaptée aux besoins des soldats. Avec le soutien du colonel Gerald Birks, d’Henry Marshall Tory et d’Arthur Currie, le programme est devenu le Ministère des Services éducatifs des Forces d’outre-mer du Canada, l’Université Khaki du Canada a aidé les soldats à commencer ou terminer leur éducation, interrompue en raison de la guerre.

Avec des fonds recueillis par le YMCA pour des livres et du matériel, l’Université a dispensé « l’instruction des soldats canadiens sur toutes les matières autres que celles qui font partie de leur entraînement militaire ». En janvier 1919, près de 15 000 étudiants du niveau primaire au niveau universitaire se sont inscrits au programme et ont été placés dans des salles de classe partout en Angleterre[5]. Le succès de l’Université Khaki a inspiré plusieurs autres forces alliées à créer leurs propres initiatives éducatives.

De nombreux diplômés du programme ont poursuivi leur carrière après la guerre avec succès et, pour ceux qui n’avaient pas eu accès à une éducation en tant qu’enfants, le mandat de l’Université Khaki d’inclure tous les niveaux d’éducation signifiait qu’ils rentraient au Canada avec les compétences nécessaires pour améliorer leurs conditions, notamment la lecture et l’écriture.

Malgré ces programmes et initiatives, la responsabilité du Corps canadien envers ses soldats a pris fin au moment de la démobilisation ; lorsqu’un soldat avait officiellement remis son uniforme et son équipement, il avait cessé d’être la préoccupation directe de l’armée. À ce stade, le soldat devenait un vétéran du Canada, leur succès dans la vie civile dépendait d’un éventail beaucoup plus large de groupes et de services divers, qui espéraient tous contribuer à faciliter cette transition.

Organisations communautaires et activisme

Lors de sa création en 1917, l’une des tâches de l’Association des anciens combattants de la Grande Guerre (AACGG) était de «perpétuer les liens étroits et bienveillants de service mutuel pendant la Grande Guerre, les souvenirs et les associations de cette expérience et de maintenir des normes d’honneur et de dignité adéquates entre tous les soldats rentrés au pays.»[6] Les organisations d’anciens combattants ont non seulement réuni des groupes de personnes partageant les mêmes idées, mais elles ont également joué un rôle critique dans la sensibilisation des gouvernements locaux aux besoins des anciens combattants.

Lorsque Eric Hollis, un ancien combattant handicapé et ancien soldat du 7e bataillon, s’est suicidé après avoir été condamné à une peine de prison pour vagabondage, c’est l’Association des anciens combattants de la Grande Guerre qui a fait une déclaration publique demandant l’amélioration des soins de longue durée pour les militaires handicapés.[7] Hollis avait été grièvement blessé à l’épaule en 1916, ce qui le rendait incapable d’accomplir du travail manuel. Pêcheur avant la guerre, Hollis a été arrêté pour vagabondage et, comme indiqué ci-dessus, s’est suicidé après que le verdict ait été rendu.

Hollis n’était pas un cas isolé. Pour beaucoup, en particulier les soldats issus des classes populaires dont les blessures de guerre ont empêché leur retour au travail manuel, les années qui ont suivi la guerre ont été difficiles. Les organisations de soldats, comme les associations de bataillon, l’AACGG et divers autres groupes, ont permis aux anciens combattants d’être avec d’autres anciens combattants, d’aider à trouver du travail et de se faire entendre. L’AACGG en particulier était très active sur le plan politique, prônant des paiements forfaitaires pour les soldats de retour et des pensions à vie.

En 1925, quinze groupes d’anciens combattants se sont réunis pour former la Légion canadienne de la Ligue de l’Empire britannique, dans l’espoir qu’une organisation unique de vétérans renforcerait leur voix. La Légion royale canadienne, comme on l’appelle aujourd’hui, continue d’être une voix pour les anciens combattants.

D’autres organisations, tels que l’Armée du Salut, les commissions provinciales d’aide militaire et d’autres groupes, ont travaillé à fournir une formation professionnelle, une aide médicale et un abri aux anciens combattants qui en avaient besoin. Les services de formation professionnelle et d’emploi étaient particulièrement importants, car les anciens combattants non handicapés ne recevaient pas de pension. La plupart d’entre eux avaient peu de temps pour faire la transition, leur objectif étant de trouver du travail le plus rapidement possible, ce qui n’était pas facile dans l’économie canadienne d’après-guerre.

Blessures et Invalidités

Parmi les soldats de retour, les 170 000 blessés posèrent un problème particulier à l’armée et au gouvernement canadien. La question de leur prise en charge fut débattue à plusieurs reprises dans les années qui ont suivi la guerre. Les soldats « invalides », qui ne pouvaient être réintégrés au service actif, avaient été renvoyés au Canada depuis 1915 et recevaient déjà des pensions dès leur démobilisation de l’armée[8].

Créé en 1917 en même temps que le Ministère fédéral du Rétablissement civil des soldats, le Comité des commissaires aux pensions du Canada était responsable de l’affectation et du versement des pensions aux soldats handicapés. Les pensions étaient basées sur le degré d’invalidité et non sur le salaire antérieur à la guerre ou sur les « changements de grades ».[9]. L’objectif du conseil était de fournir un soutien financier jusqu’à ce qu’un ancien combattant puisse retourner au travail. Les pensions étaient donc réévaluées régulièrement.

Pour les anciens combattants ayant besoin de soins institutionnels à long terme, les familles avaient un lourd fardeau à porter. Selon un rapport du Comité national pour l’hygiène mentale, le gouvernement canadien n’était pas suffisamment préparé au nombre d’anciens combattants nécessitant des soins et « en conséquence, ces installations étaient insuffisantes pour répondre aux besoins des hommes handicapés qui rentraient d’outre-mer ». Il faudra près de 10 ans au Comité national, avec d’autres agences, pour rétablir des normes souhaitables de prise en charge[10]. De nombreuses familles ont donc pris en charge les personnes les plus gravement handicapées ; ainsi, il n’était pas rare d’accueillir un oncle ou un frère qui ne pouvait plus vivre seul.

Plusieurs organismes de bienfaisance ont été créés pendant et après la guerre pour servir les besoins des personnes handicapés physiques, tels que l’Institut national pour les aveugles et le War Amputations Club, devenu les Amputés de guerre. Ces groupes ont assuré la formation et, dans le cas des Amputés de guerre, l’accès aux prothèses et aux appareils. Cependant, pour les anciens combattants souffrant des séquelles de la guerre, ce que nous appellerions aujourd’hui le TSPT (Trouble de Stress Post-Traumatique), il y avait à l’époque peu de reconnaissance publique, et encore moins de soutien disponible.

Les statistiques varient, mais il est estimé que 10 à 12 % des soldats canadiens ont souffert de «traumatisme dus aux bombardements» ou de neurasthénie en raison de leur service[11]. Le traitement en temps de guerre impliquait généralement du repos ou, dans des cas extrêmes, une thérapie par choc électrique ou par hypnotisme. Ces traitements étaient conçus pour rétablir la condition physique des soldats pour leur retour rapide sur le front, et lorsque cela n’était pas possible, des périodes de repos plus longues ou même des congés étaient également des options.[12] Pour ceux qui ont souffert de cauchemars, de dépression, d’alcoolisme ou d’autres symptômes liés au TSPT, il y avait peu de choses à faire.

La commission des pensions ne délivrait pas de pension pour des raisons de santé mentale, à moins que le requérant ait d’abord suivi un traitement et si «à la suite du traitement, l’invalidité fonctionnelle ou hystérique n’a pas disparu, une pension est accordée pour invalidité, à condition que le demandeur ou le retraité n’ait pas refusé de façon déraisonnable de poursuivre le traitement.»[13] Les mœurs sociales ont également rendu difficile la recherche d’un traitement, pour ceux qui n’étaient pas totalement frappés d’incapacité ; en effet admettre publiquement qu’ils étaient « Hystériques » ou « efféminés » était impensable. La plupart des anciens combattants ont souffert en silence et ont passé le reste de leur vie à essayer d’oublier ce qu’ils avaient vécu.

Soutien gouvernemental

Outre le Comité des commissaires aux pensions décrit ci-dessus, le gouvernement fédéral a créé plusieurs autres organismes chargés d’aider à la réinsertion des soldats de retour. Le Ministère fédéral du Rétablissement civil des soldats (MFRCS), créé en 1917, était chargé de « fournir une assistance compétente et attentive aux besoins de chaque homme rapatrié et, dans la mesure du possible, de régler leurs problèmes ».[14] Le MFRCS offrait des formations professionnelles, des possibilités d’emploi et de placement, ainsi que de nombreuses autres formes de services aux membres des forces armées de retour. À l’instar des commissaires aux pensions, l’objectif du MFRCS était « d’aider ceux qui s’aident eux-mêmes ». Il n’était pas prévu de fournir un soutien monétaire à long terme aux anciens combattants qui ne pouvaient pas trouver d’emploi. Le ministère a remis aux soldats de retour un manuel à des fins d’information, dont la couverture donnait le ton : « Le Canada aidera de toutes les manières possibles à vous rétablir dans la vie civile, mais la mesure de ce que le Canada peut faire pour vous est régie par la mesure de vos propres efforts dans ce sens. »[15]

La commission d’établissement des soldats, créée en 1917 dans le but de « venir en aide aux soldats de retour sur le territoire » conformément à la Loi d’établissement de soldats, était une autre initiative fédérale visant à créer des emplois intéressants.[16] La Loi permettait à l’Office d’acheter des terres de la Couronne dans le but d’aider les soldats à s’installer pour exploiter des terres agricoles. On s’attendait à ce que les bénéficiaires des terres travaillent un certain temps avant de pouvoir les acheter directement. La Commission d’établissement offrait également des prêts pour l’équipement, le bétail et les bâtiments.

En 1924, plus de 30 000 anciens soldats avaient été installés sur d’anciennes terres de la Couronne dans les provinces des Prairies, et 79% d’entre eux recevaient une aide financière de la Commission d’établissement.[17] Cependant, l’initiative n’a pas été couronnée de succès. La plupart des terres n’avaient jamais été cultivées et nécessitaient des années de travail pour être rentables. De plus, beaucoup de colons n’avaient jamais vraiment travaillé avant et trouvaient le travail et l’isolement extrêmement difficiles.

Les terres de la Couronne avaient également un coût social pour d’autres populations ; une grande partie des biens offerts aux colons étaient en réalité des terres détenues par les groupes autochtones des Prairies, conformément à leurs traités avec la Couronne. La loi prévoyait expressément l’achat de « toutes terres indiennes qui, en vertu de la Loi sur les Indiens, avaient été validement libérées ou remises ».[18] Une modification apportée en 1918 à la Loi sur les Indiens autorisait la saisie de terres autochtones sans le consentement de la majorité du groupe auquel elles appartenaient, et les modifications antérieures autorisaient sa vente au gouvernement pour de l’argent comptant. Au total, 85 000 acres de terres autochtones ont été distribuées aux anciens combattants ; Sur 4 000 anciens combattants autochtones, seuls 224 ont reçu des prêts de la Commission d’établissement.[19]

Le coût de la guerre

La Grande Guerre a coûté des millions de dollars aux Canadiens au cours des cinq années où elle a eu lieu. La dette en temps de guerre atteignait 2 milliards de dollars, dont une grande partie était financée par des obligations domestiques achetées par les citoyens pour aider à financer l’effort de guerre. Ce qui est calculé moins fréquemment, c’est le coût de la guerre dans les années d’après-guerre. La réintégration était coûteuse et la reconnaissance du devoir du gouvernement envers ses vétérans a ajouté un autre fardeau financier.

L’essor du rôle de l’État était en grande partie couvert par l’impôt de guerre sur le revenu, qui avait été introduit en 1917 pour aider à payer la guerre et avait été retenu pour aider à compenser, entre autres, les coûts des services aux anciens combattants.[20] Des sociétés de bienfaisance comme les Amputés de guerre et l’Institut national pour les aveugles ont fourni des services supplémentaires, de même que des groupes d’anciens combattants comme la Légion et l’Association des anciens combattants de la Grande Guerre. Toutes ces parties ont formé un réseau de soins et de soutien pour les anciens combattants et ont essayé de s’assurer de la meilleure prise en charge possible.

Cependant, il était inévitable que certains passent entre les mailles du filet. L’après-guerre a beaucoup d’histoires de vétérans « en difficulté ». Filip Konowal, le récipiendaire de la Croix de Victoria, a été placé dans une institution psychiatrique après avoir tué un homme dans un bar de Hull ; un acte dont un lien direct fût établi par ses médecins avec ses blessures de guerres.[21] Il n’était pas rare de voir des vétérans sans emploi vendre des cartes ou des crayons aux coins des rues. Eric Hillis, dont le suicide a entraîné la déclaration de l’AACGG mentionnée plus haut, était l’un de ces vétérans.

Survivre à la guerre devint un fardeau pour de nombreux soldats. Le soldat Thomas Austin Bradford et son frère William Colborne se sont inscrits dans le Corps canadien en 1916 et 1915 respectivement. Tous deux ont survécu à la guerre, mais à un certain prix. Colborne devint alcoolique pour le reste de sa vie et Austin a été retrouvé mort en septembre 1929 alors qu’il travaillait comme pompier dans le nord du Manitoba. Sa famille maintient qu’il s’est suicidé, bien qu’une enquête officielle n’ait pas permis de déterminer la cause du décès.

Angus Goodleaf, un Mohawk de la réserve de Kahnawake au Québec, s’est engagé en en 1916 et fut sérieusement blessé en août 1917. Goodleaf a reçu initialement une pension, mais après 1931 il a été décidé que ces pensions relevaient désormais du Département des affaires indiennes il n’était donc plus éligible à un montant de pension équivalent. Dans une lettre au sujet de son cas écrite en 1933, le surintendant des affaires indiennes écrit : “nous n’avons pa été en mesure de traiter ces soldats de manières aussi généreuses que les soldats blancs, dont la pension relève du Allowance Committee of the Pensions Board”.

Le gouvernement canadien et la société canadienne ont lutté pour faire face aux changements provoqués par la guerre, et aux besoins de ceux qui en sont revenus. Pour la plupart, les anciens combattants ont été en mesure de se réadapter relativement bien à la vie civile, de réintégrer le marché du travail et de vivre des vies paisibles. Certains, comme Austin Bradford et Eric Hillis n’ont pas pu être assistés. D’autres, comme Angus Goodleaf, ne faisaient pas partie des groupes admissibles à l’aide.

En fin de compte, la Grande Guerre a amené la société canadienne à réexaminer non seulement ce qui était dû à ceux qui avaient servi leur pays, mais aussi le rôle du gouvernement à cet égard. L’investissement du gouvernement fût sans précédent dans l’histoire du Canada, créant ainsi le cadre du réseau social actuel, et reconnaissant que la société doit la possibilité d’une vie civile à ceux qui ont servi leur pays.

Remerciements
Le Centre Canadien pour la Grande Guerre souhaite remercier les organisations et individus qui ont rendu possible cette exposition : Caitlin Bailey, Ada Chan, Javiera Segovina, Loïc Angot, et Angie Lumia, tous du Centre. Les familles Bradbury, Bernard et Goodleaf, qui nous ont partagé leurs histoires, et finalement la fondation de la famille Zeller, la fondation Jackman, et Patrimoine Canada.

Liste de sources consultées

Sources primaires

Bishop, Charles W. The Canadian YMCA in the Great War: The Official Record of the Activities   of the Canadian Y.M.C.A. in Connection with the Great War of 1914-1918. Canada: The National Council of Young Men’s Christian Associations of Canada, 1924.

Burns, R. Easton. The Income War Tax Act 1917: A Digest (Toronto: Canadian Chartered Accountant, 1917). Archives and Special Collections – Morisset Library. University of         Ottawa. Ottawa, Ontario, Canada. Accessed on June 20, 2018 from                                   http://wartimecanada.ca/document/world-war-i/taxation/income-tax-1917.

Canada and Her Soldiers (London: St Clements Press, 1919). War, Memory and Popular Culture Archives. University of Western Ontario, London, Ontario, Canada. Accessed on June 20, 2018 from http://wartimecanada.ca/document/world-war-i/veterans-programs/our-pride-past-our-hope-future.

Department of Soldiers’ Civil Re-Establishment: Information and Services Branch, Ontario Offices: Important Information for Returned Men, n.d. [1918?]. War, Memory and Popular Culture Archives. University of Western Ontario. London, Ontario, Canada. Accessed on June 20, 2018 from http://wartimecanada.ca/document/world-war-i/veterans-programs/help-ontario-veterans.

Department of Soldiers’ Civil Re-Establishment: Information and Service Handbook for Members and Ex-Members of the Canadian Naval and Military Forces (1919). War, Memory and Popular Culture Archives. University of Western Ontario. London, Ontario, Canada. Accessed on June 20, 2018 from http://wartimecanada.ca/document/world-war-i/veterans-programs/information-ontario-veterans.

“Great War Veterans’ Association of Canada, Vancouver Branch: Rules and Regulations.” George Ormsby Fonds. Box 58A 1 153, Folder 20000013-002 to 010. Canadian War Museum, Ottawa, Ontario, Canada.

Great War Veterans’ Association: Statement re Eric Hollis’ Death. Army and Navy Veterans –Establishment of Home for Disabled Veterans. RG 13 Vol. 256. Establishment of Home for Disabled Veterans 480-500 1921, Folder 498/21. Library and Archives Canada, Ottawa, Ontario, Canada.

“Information on Pensions.” Percy Green Fond. Box 58A 1 236 15, Folder 20060103- 018. Canadian War Museum, Ottawa, Ontario, Canada.

“Khaki University of Canada for Soldiers of the Canadian Overseas Forces (September 1918).” Frank Dawson Adams Collection. MG1014 c.1. Service Overseas with the Khaki University, Folder 5. McGill University Archives, Montreal, Quebec, Canada.

Soldiers Settlement Act, 1919.

“The Canadian National Committee for Mental Hygiene: Report of a Survey made of the Organization in 1932.” Department of Finance. Box RG19 E2C. Canadian Mental Health Association, Folder 101-29-40. Library and Archives Canada, Ottawa, Ontario, Canada.

“The Pension Act.” Royal Canadian Legion (Great War Veterans’   Association of Canada). Box MG 28 I298 Vol. 74. Information Manual (Part 1): Print Matter, Government Regulations, Orders-in-Council, etc., on Issues Affecting Veterans (2) 1918-1922, Folder 74-7. Library and Archives Canada, Ottawa, Ontario, Canada.

Sources secondaires

Ashton, E.J. “Soldier Land Settlement in Canada.” Quarterly Journal of Economics 39, no. 3 (1925): 488-498. Accessed June 20, 2018. https://doi.org/10.2307/1882442.

Bernard, Dolores. Intervué par Caitlin Bailey. Entretien privé en regard à Colborne et Austin Bradbury. Calgary, Alberta, 27 juillet 2018.

Bowker, Alan. A Time Such as There Never was Before: Canada After the Great War. Toronto: Dundurn Press, 2014.

Carter, Sarah. “An Infamous Proposal: Prairie Indian Reserve Land and Soldier Settlement after World War I”, Manitoba History, np, Number 37, Spring/Summer 1999. Accessed August 15, 2018. http://www.mhs.mb.ca/docs/mb_history/37/infamousproposal.shtml

Goodleaf, Mouchie. Intervué par Caitlin Bailey. Entrentien privé en regard à Angus Goodleaf. Kahnawake, Québec, août 2018.

Endnotes

[1] Bien que peu mentionné, le CEF avait l’un des taux les plus élevés de maladies vénériennes au sein des Alliés. Les traitements pré-pénicilline comme le mercure, et le refus de l’armée de fournir de manière proactive une prophylaxie font que les maladies vénériennes constituaient un grand danger pour les familles des soldats de retour.

[2] Canada and Her Soldiers, 3.

[3] Charles W. Bishop, The Canadian YMCA and the Great War: Official Record of the Activities of the Canadian Y.M.C.A. dans Connection with the Great War of 1914-1918, 349.

[4] Ibid., 315.

[5] Bishop, 339.

[6] « Association des anciens combattants de la Grande Guerre du Canada, section de Vancouver: règles et règlements », 2.

[7] Association des anciens combattants de la Grande Guerre du Canada, « Déclaration concernant la mort d’Eric Hollis », 1.

[8] L’assurance d’une pension en cas de blessure a été clairement établie dès le début de la guerre, comme indiqué dans ce manuel de recrutement [Traduction] «[…] une pension sera accordée [aux] militaires blessés ou handicapés en service actif, pendant un exercice ou une formation, ou pour un autre service militaire, à condition que le handicap ne soit pas dû à leur propre faute ou négligence.»

[9] Légion royale canadienne (Association des anciens combattants de la Grande Guerre), “The Pension Act”, 279.

[10] Association canadienne pour la santé mentale, « Comité national pour l’hygiène mentale (Canada)», 4.

[11] Alan Bowker, A Time Such as There Never Was Before: Canada After the Great War, 67.

[12] Voir «Absolutely Incapable of Carrying On: Shell Shock, Suicide, and the Death of Colonel Sam Sharpe» de Matthew Barrett dans Canadian Military History, vol. 25, numéro 1 pour une excellente illustration des effets à long terme des traumatismes dus aux bombardements.

[13] “The Pension Act”, 285.

[14] Ministère fédéral du Rétablissement civil des soldats : Direction de l’information et des services, Bureaux de l’Ontario: Renseignements importants pour les hommes de retour, 2.

[15] Ministère fédéral du Rétablissement civil des soldats, de l’information et du Manuel de la fonction publique pour des soldats et des membres des ex-membres des forces navales et militaires du Canada, 1.

[16] Loi d’établissement de soldats, sanctionnée le 1er janvier 1919.

[17] E.J. Ashton, “Soldier Land Settlement in Canada” dans The Quarterly Journal of Economics,496.

[18] Loi d’établissement de soldats, section 4-10.

[19] Sarah Carter, “An Infamous Proposal: Prairie Indian Reserve Land and Soldier Settlement after World War I” dans Manitoba History, [page]

[20] R. Easton Burns, The Income War Tax Act 1917: A Digest,2.

[21] Voir “Filip Konowal, VC: The Rebirth of a Canadian Hero” de Ron Sorobey pour plus sur l’histoire de l’après-guerre de Konowal.

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